Pato

L’histoire de Pato à l’Asenack commence par un appel téléphonique à Madame Auger de la part d’une association de protection canine avec une histoire à dormir debout :  une propriétaire, Mme C, a pris contact avec  eux pour leur demander de s’occuper de son chien : la fourrière vient de la prévenir que son cavalier mâle noir/feu est en fourrière, il a été trouvé sur la voie publique errant et une jeune fille l’a amené à la fourrière. L’animal étant identifié à son nom, elle a été prévenue rapidement. Mme C ne comprend d’abord pas très bien l’appel de la fourrière, car elle avait donné son chien à une amie « sûre » il y a un an environ pour cause d’allergie de son bébé, des bonnes nouvelles suivent la cession…et un jour plus de nouvelles de Pato. Mais bon, pas de nouvelles bonnes nouvelles comme on dit.

Mais ce jour là, derrière l’appel de la fourrière, la bonne amie prévenait Mme C par un sms de l’abandon de son chien à la fourrière car elle déménageait dans le sud... C’est ça l’amitié entre copines ? (Car après vérification, c’est bien elle qui a emmené Pato à la fourrière déclarant l’avoir trouvé sur la voie publique...) Mais Mme C ne peut toujours pas récupérer son cavalier chez elle mais il faut le sortir du box en fourrière car le délai de garde est court et onéreux et le placer de suite. Elle téléphone donc à un refuge dans l’Essonne pour demander de l’aide et ils nous appellent.

L’association, sachant que nous étions spécialisé dans cette race, a pris contact avec nous pour que nous nous en occupions. Aussitôt dit aussitôt fait, nous contactons à notre tour Mme C (propriétaire officielle de Pato car le changement d’adresse du chien n’avait pas été fait) mais il faut prendre le chien en famille d’accueil dès sa sortie de la fourrière car Mme C qui est la seule à pouvoir sortir son chien ne peut pas le ramener à son domicile.

Fredette et Eric habitent dans le même département, ils proposent d’emmener Mme C, qui n’est pas véhiculée, chercher son chien à la fourrière et d’accueillir Pato temporairement en attendant son placement par l’Asenack. Voilà comment un joli petit noir feu de 6 ans arrive au milieu de la meute de cavaliers chez Fredette ! Maintenant, on va lui laisser la parole !

Bonjour tout le monde, j’en ai vu des drôles de choses depuis mon départ de ma première môman Mme C ! Je suis parti confiant un jour, elle m’a dit « tu verras tu seras bien, elle va bien s’occuper de toi, je ne peux absolument pas te garder, etc etc » ah les humains ! Quand il s’agit de boules de poils, on ne les arrête plus ! J’y suis resté un an tout de même. Bah, on début c’est vrai, j’étais bien chez la copine que je connaissais mais après il parait que je perdais mes poils, je suis un cavalier c’est normal ça ! après, figurez vous que j’ai fait un accident vasculaire cérébral (AVC) et j’ai gardé ma petite tête penchée à gauche, ça fait tout mon charme !

Je n’aime pas beaucoup rester seul mais je m’arrête d’aboyer après, je sais bien que Fredette ne part pas bien longtemps et les autres copains sont là pour me tenir compagnie, je me refais une santé ici, on mange bien, je peux car je ne suis pas épais, mais surtout il a fallu me laver plusieurs fois en arrivant car vraiment mon odeur était insupportable. Il a fait très froid en janvier pendant mon séjour à la fourrière ce n’est vraiment pas une place pour un petit chien comme moi, et le ciment froid a brûlé mes coucougnettes, oui je sais je ne vais pas les garder longtemps mais là j’ai vraiment mal, elles sont violettes tant le froid a brûlé ma peau, vous imaginez vous dans cette situation ? Je plaisante maintenant mais la crème magique cicatrisante du véto a fait des miracles heureusement pour moi.

Bon sinon, j’ai un souffle au cœur important, les dents … une catastrophe, le poil doit être lavé avec un produit spécial tant la peau est fragilisée, abîmée et malade. Il me faut une échographie cardiaque qui me donnera ou pas le feu vert pour mon opération de routine pour être placé. ça me donne du temps pour me retaper et reprendre un peu de poids avant l’opération. L’examen passé, je peux y passer finalement, le stade est impressionnant à l’auscultation mais les images de l’échographies le sont moins.. et quelques temps après j’ai ma belle collerette car ma peau est encore bien fragile et les pansements ne sont pas autorisés.

Fredette m’annonce un soir qu’une famille complète m’attend ! Youpi, deux autres cavaliers, (dont un bien malade, atteint de la syringomyélie) des enfants pour me faire des papouilles, je vais partir sur Poitiers, je suis adopté par Sylvie et Bruno ! Ce n’est pas la porte à côté dites moi ! je ne veux pas faire le trajet à pattes moi, « mais non, a dit Bruno ! On va venir te chercher ! » et c’est ainsi que Fredette et Bruno se mettent d’accord pour se retrouver sur le parking de la gare à La Ferté St Aubin dans le Loiret, ça va devenir le lieu de rendez vous privilégié pour l’Asenack : la gare porte bonheur pour offrir un nouveau départ aux cavaliers de l’association ! La famille est venue (sauf la petite dernière pour cause d’échange scolaire en Espagne), ils sont là avec mes deux nouveaux copains cavaliers : Avril le tricolore et Cooky le blenheim et je change de voiture toujours avec ma collerette, c’est gênant mais il faut que je la garde, c’est pour mon bien.

A bientôt Fredette, merci de m’avoir récupéré et soigné, maintenant Bruno et Sylvie ont bien écouté toutes tes recommandations, on se croisera sur des forums internet certainement mais je donnerai de mes nouvelles, promis car je sais que Mme C ma première maman surveille le site de l’Asenack aussi. Je sais que je suis un charmeur et que je fais craquer tout le monde alors j’en profite un maximum, je n’ai pas fini de jouer au crooner !



Bonjour, Voici de mes nouvelles !

Devant la gare de la Ferté st Aubin, je prends conscience que je vais quitter Fredette pour aller avec ces autres humains, aussi je suis un peu inquiet.
Enfin, la famille arrive et tout de suite Bruno, le monsieur vient vers moi et me caresse, puis ma future maîtresse Sylvie et une des filles. Bien sûr, je fais connaissance avec les deux futurs copains Avril et Cooky et la famille.
Après des explications détaillées, concernant mon traitement, il faut partir.
J’ai le droit au siège arrière, alors que les deux copains sont dans le coffre avec leur coussin.
Bien sur je suis attaché avec un harnais de sécurité, mais ça ne m’empêche pas d’aller directement sur les genoux de Hélène, qui tout de suite passe aux choses sérieuses, à savoir, force caresses et papouilles.

Enfin, chez eux, ils m’expliquent que mon coussin est neuf et n’attend que moi et me laissent explorer mon nouveau territoire et puis j’ai vraiment fait connaissance avec les deux autres CKC avec qui on a réglé pacifiquement nos problèmes de chien. Et tranquillement j’ai fait copain- copain avec les deux.

Quelques jours plus tard, je fais connaissance avec le veto qui m’enlève les fils et qui m’ausculte sous toutes les coutures. Je l’ai entendu annoncer ce qui m’affectait et demander si j’allais rester chez mes nouveaux maîtres. Dès leur réponse, j’ai vu un sourire sur son visage et il m’a ouvert une fiche dans son cabinet. Bon j’ai un traitement pour le cœur et les yeux, mais Sylvie ma nouvelle Maman prend le temps de me câliner lorsque qu’elle me traite, alors ça ne me dérange pas.

Enfin, j’ai fait connaissance avec la deuxième fille, de retour d’Espagne.

Bon, sinon, il a fallu que j’éduque ma nouvelle maman, car quand on sortait elle ne voulait pas me détacher car elle avait peur que je ne me sauve. Maintenant elle n’a plus peur, car elle me dit que je suis un petit pot de colle adorable, donc je peux me défouler avec Cooky et Avril.

Comme je suis un gros charmeur, je me permet de réclamer bruyamment, s’il le faut, ma gamelle ou des câlins, il faut bien se faire entendre, non ?

Voila, j’ai pris mon rythme, dans cette famille qui parle de déménager pour une maison, car il nous faut une cour pour profiter du beau temps. Ma nouvelle Maman nous a expliqué que ce déménagement ne serait pas forcément sur Poitiers, je n’ai même pas eu d’appréhension car je sais que je les suivrais. (On avertira Mme Auger, comme convenu)

Voila, je vous donnerai des nouvelles régulièrement.
A bientôt.

PATO

PS : Fredette, je ne veux plus dormir sur les lits, je préfère dormir avec mes deux copains, et on fait des concours de ronflement à en faire trembler les murs.